Samedi 10 mai 2008 6 10 /05 /2008 20:59
Il pleut et déjà le printemps s’éveille.

Au loin résonne les bruits, les cris,

Quand sonne mon réveil

Le drame de la faim à nos portes.

Qu’est-ce que ce monde ?

Leroy, Zola, Hugo, ne vous réveillez pas,

L’humanité recule de trois cent pas !

Un vrai cauchemar envahi de cloportes,

A les regarder faire, on le voit, la solidarité n’est pas planétaire.

Le monde marche à l’envers pour une poignée de riches à satisfaire.

La planète se meurt sous les coups des tyrans,

D’une Chine plus barbare

Que toutes ces puissances criminelles aux mains tachées de sang

Qui se plient et s’agenouillent devant elle, fraternisant

Le monde vacille sous leurs coups de boutoirs.

Plonge la vie dans des ténèbres noires

Dirigeants sauvages et sanguinaires,

Tant de grandes dictatures contre de petits pays frères.

On ose cependant faire des leçons de morale

Quand soit même on n’est loin d’être aussi virginal.

L’exemple de ce peuple fourmi,

Qui lutte pour sa survie.

Non violent,

Il va, chemine tranquille et pourtant

C’est lui que l’on assassine

Dans un génocide outrancier

Sous une main ferme et d’acier

Qui heurte ma conscience

Sans un cri, sans un bruit, sans violence

Sans un mot qui dénonce

Sans une bribe, sans une once.

Il force l’admiration par son courage volontaire,

Sa démocratie exemplaire

Et comble de luxe, impose sa non violence

A un régime totalitaire.

Ceux qui autrefois dénonçaient sont devenus amis des vandales

Comme ils nous mentent ces dirigeants aux mains sales.

Alexandra doit se retourner dans ses cendres !

Pourtant si les peuples voulaient l’entendre

Ils mettraient cette terre à l’envers dans le bon chemin

Et pourrait devenir ce bel exemple demain.

 

A bas ces ‘battants’ égoïstes, ces peureux, ces lâches, ces vilains

Qui courent après qui, après quoi,

Pour satisfaire quelques futiles plaisirs vils et vains

Chimères inavouables et jamais assouvies ?

 Ils veulent plaire aux chinois 

Et se complaisent dans leurs lits ?

Des chambres à plus de sept mille euros pour des pharaons

Quand les peuples travaillent pour crever lamentables, sans un rond

Ils ne songent pas ou raillent qu’à deux pas, tout près de là

Des enfants éventrés sous les bombes meurent dans les bras de leurs pères !

Eux ils s’en fichent, ils sont dans les marchés, la bourse et les affaires !

A bas ces ‘battants’, sourds, aveugles, à la parole mensongère

Quand ils ignorent la galère de leurs frères,

Des SDF, des sans travail, des affamés

Des pauvres vieux nourris dans les poubelles sur les marchés

A bas tous ces ‘battants’, qui ne dit rien consent

Aux trafics de misère

De l’enfant esclave, à celui que l’on vend

Que l’on prostitue, que l’on tue à la guerre                                                 

 

A bas tous ces ‘battants’

Leur écologie a bon dos sur le dos de la terre

Sur le dos des petites gens

Et que leur importe l’eau, quand ils détruisent la forêt  

A grands coups ils tronçonnent,

Cernent de machines et cognent

Pour l’huile de palme verte que leur importent alors la faune, la flore

Et la vie de leurs frères qu’ils déciment

Toutes leurs richesses étalées ne pourront pas racheter

La rédemption de leurs âmes. Et ils peuvent bien le dimanche,

Allez bredouiller des prières pour tenter de faire pénitence,

Ils n’achèteront pas pour autant avec tout leur argent

Leur part de paradis,

Pas plus qu’ils ne l’emporteront dans la terre.                                                                                       
Car ils n’ont rien compris

Ni à la compassion, ni à la maladie !                                                                                                   
Ils ne savent pas le faire

Comme lamas tibétains sur les cimes

Nos vrais frères humains.

Pourtant ils devront un jour rendre compte, rendre gorge

De leurs crimes abominables sur les sommets, dans les gorges

Contre la terre, contre leurs frères

Contre l’humanité toute entière

Qu’ils ont bafoués sans pitié !

Quand ils ont osé fusillés

Nos sœurs, nos frères luttant pour leur Culture, leur spiritualité

Mais cela ne leur a pas suffit, ils devaient faire dans le raffinement

Les crucifier, les noyer, les mutiler, les affamer,

Les étrangler, les ébouillanter, les écarteler,

Les décapiter, les battre à mort,

Les brûler vifs, les pendre et les enterrer vivants !!!

Sommes-nous au 21ème siècle réellement ?

Cela ne vous rappelle-t-il pas d’autres crimes contre l’humanité ?

Ou la Rome antique contre la chrétienté ?

Pouvez-vous imaginez un seul instant revenir à d’autres temps?
                      
Comme je vous plains sportifs de vous rendre pour jouer,

Combattre dans l’arène,

Exalter des valeurs d’humanité

En échange de sombres marchés pérennes

Dans ce pays chinois sans pitié et sans âme

Moi, je me refuse à me taire, je vous blâme

Citoyenne du monde, je revendique mon droit,

A défendre mes sœurs et mes frères,

Demain, le zapping sera pour moi,

Demain, le boycott de la cérémonie d’ouverture s’imposera.

 

Le 28 avril 2008, Dana Lang, Conteur Auteur, Artiste (Droits Réservés)

 

http://danalangconteur.over-blog.com

 

Par Dana - Publié dans : Indignation, mauvaise humeur
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Partager    
Retour à l'accueil

Commentaires

Je suis admirative devant ces textes (que je serai incapable d'écire).
La toile sait aussi passer les messages de cette manière.
Magnifique.
Commentaire n°1 posté par aliciabx le 11/05/2008 à 13h11

Bienvenue...

Vous êtes actuellement 6 lecteur(s) en résistance.

Le courage

Le courage, c’est de dominer ses propres fautes, d’en souffrir mais de ne pas en être accablé et de continuer son chemin. Le courage, c’est d’aimer la vie et de regarder la mort d’un regard tranquille ; c’est d’aller à l’idéal et de comprendre le réel ; c’est d’agir et de se donner aux grandes causes sans savoir quelle récompense réserve à notre effort l’univers profond, ni s’il lui réserve une récompense.
Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire ; c’est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe et de ne pas faire écho, de notre âme, de notre bouche et de nos mains aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques"
 


Jean Jaurès, Discours à la jeunesse, 1903

Syndication

  • Flux RSS des articles

Recherche

Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés