Lundi 12 mai 2008 1 12 /05 /2008 17:24

Ca y est, Delanoë que la presse et l’entourage portent aux nues, se lance timidement dans la bataille du Congrès 2008 du PS…

Pourquoi bataille ??? Le mot peut paraître un peu fort… parce que la personnalisation médiatique du débat en fera une inéluctable bataille militante…

Pourquoi une telle affirmation ??? Parce que je connais bien les segolo-socialiste et je commence à bien connaître les delanono-socialistes !

Les premiers comme les seconds sont de la race des « fervents »… assez peu enclins, bien moins que leur mentor, à la critique, fut-elle constructive, ils prônent plutôt le fanatisme… un fanatisme auréolé de slogan digne des plus grandes publicités pour lessives diverses et variées, empruntes des promesses les plus grandes et porteuses des lendemains les plus amers.

Pour ce qui est de Ségolène je ne m’étendrais pas là-dessus, j’ai suffisamment dit et expliqué les raisons de ma colère et je renvoie mes aimables lecteurs aux pages précédentes… ici ou

Pour ce qui est de Bertrand Delanoë, que je considère sur son premier mandat comme un excellent maire de Paris… je lui rappellerai sa promesse la main sur le cœur de ne s’occuper que de la mairie de Paris et rien d’autre… Cette promesse toute à son honneur me paraît incompatible avec la fonction de premier secrétaire du parti socialiste sauf à vouloir faire perdre à la gauche la mairie de la Capitale en 2014…

La seconde raison est concomitante à l’une des raisons qui me font douter de Ségolène Royal comme rassembleur d’abord des militants puis des sympathisants et enfin d’une coalition politique qui nous sera indispensable en 2009, 2010 et enfin 2012… Leur plus gros défaut c’est leur entourage… et cette faculté incroyable de mal s’entourer, de ne s’entourer que de flatteur sans vergogne incapables de la moindre critique constructive… mais on a l’entourage qu’on choisit et qu’on mérite…et je ne parle pas de ceux qui s’engagent pour eux sans connaître les affres du quotidien de la Présidente du Poitou Charentes ou du maire de Paris, mais de ceux qui les conseillent, les entourent voire les coupent du militant de base !

Il est un phénomène assez impressionnant à Paris que la presse ne relève pas… pas encore c’est le phénomène d’une certaine forme de communautarisme associé à une concentration des pouvoirs dans les mains de quelques uns… cette « professionnalisation » à outrance de la politique parisienne n’est pas un phénomène nouveau, Chirac en était friand et le communautarisme aussi même si les responsables RPR parisiens étaient plus corses et corréziens qu’homosexuels… ça n’en est pas moins problématiques !

Toujours est-il que ces deux là me paraissent extrêmement mal placé pour assainir le parti sclérosé par des pratiques d’un autre temps, où le cirage de pompe est plus méritoire que l’activisme et les idées…

En tout état de cause j’invite tous les militants qui nous lisent, et les sympathisants à ne pas se cantonner à un choix médiatique entre le triple C de Delanoë (Clarté, Courage et Créativité) et le CUS (Congrès Utile et Serein) de Royal… il existe d’autres voies qui méritent que l’on s’y attarde… la Gauche Avenir est au travail, la Nouvelle Gauche aussi et la sagesse des militants ne devrait pas manquer de se poser sur un projet viable et concret que sur des incarnations de pas grand-chose !

Par Isabelle - Publié dans : Parti Socialiste
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Le courage

Le courage, c’est de dominer ses propres fautes, d’en souffrir mais de ne pas en être accablé et de continuer son chemin. Le courage, c’est d’aimer la vie et de regarder la mort d’un regard tranquille ; c’est d’aller à l’idéal et de comprendre le réel ; c’est d’agir et de se donner aux grandes causes sans savoir quelle récompense réserve à notre effort l’univers profond, ni s’il lui réserve une récompense.
Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire ; c’est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe et de ne pas faire écho, de notre âme, de notre bouche et de nos mains aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques"
 


Jean Jaurès, Discours à la jeunesse, 1903

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