Et oui depuis que l’UMP et son vénérable chef, un certain Nicolas S., ont pris les rênes de notre pays, les enfants de France ne sont pas à la fête.
Non content de leur tailler une école amaigrie comme pour suivre les courbes divines de Madame l’épouse de Saint Nicolas de l’Elysée, les lutins de cet étrange personnage s’activent pour surveiller, contrôler et réprimer les vilains enfants pas sages qui peuplent notre (encore ?) beau pays !
Il y a trois types de lutins qui accompagnent Saint Nicolas de l’Elysée, les lutins bleus, plus connus sous le doux patronyme de « policiers », les lutins en gants blancs ou « ministres » et les lutins enragés pouvant appartenir aux deux premières catégories ou à une troisième, les députés-défenseurs-de-l’ideologie-sarkozienne.
Parmi les lutins en gants blancs ET enragés, le plus virulent est un certain Brice. Magnifique spécimen blond il n’hésite pas à marcher sur les principes élémentaires du droit à la dignité humaine pour permettre au soir de Noël de présenter à son Saint Patron les chiffres les plus ronds et énormes d’expulsés.
Les expulsés sont très faciles à attraper, ces misérables font plein d’enfants, et les mettent comme la loi les y autorise à l’école… et comme tous bons parents, viennent parfois les y chercher… et là crac, l’expulsé est sur le tarmac direction Bamako ou Pékin.
Parmi les lutins en gants blancs il y a aussi la belle Rachida. Elle est en charge de la justice de la République de Saint Nicolas de l’Elysée. Affolée par la prolifération des jeunes délinquants elle a demandé un rapport permettant de les mettre un peu plus tôt en prison, dans ces prisons surpeuplées d’où un certain nombre de ces enfants malveillants se sont échappés définitivement en mettant fin à leurs jours…
Dorénavant les vilains enfants dés 13 ans seront fichés s’ils bougent une oreille et emprisonnés dés 12 ans s’ils sont vraiment vilains… pas la peine d’essayer les méthodes d’éducation… ils sont irrattrapables aux yeux des lutins… en taule sales gosses !
Parmi les lutins en gants blancs ET TRES TRES enragés il y a le député des Hauts de Seine… Je veux parler de l’excellentissime Frédéric Lefebvre. Si ce petit lutin de Saint Nicolas de l’Elysée était dans l’attelage du Père Noël nul doute qu’il tiendrait avec brio le rôle de Rufus, le préféré, la tête de gondole.
Frédéric trouve vraiment que nos enfants sont trop incontrôlables, aussi a-t-il relance la fumeuse idée de détecter chez eux, dés l’âge de trois ans, les instincts de nuisance envers la bonne société…
Cette mesure qui faisait partie du programme de Nicolas avait été enterrée après le tollé qu’elle avait suscité pendant la campagne présidentielle… associée à l’idée non moins fumeuse que la pédophilie était inscrite dans les gènes, on frôlait violemment l’eugénisme.
Mais dans la République de Saint Nicolas de l’Elysée une idée, surtout fumeuse, n’est jamais enterrée, tout juste rangée au frigidaire dont on sait maintenant que la porte s’ouvre très facilement.
Le dernier des épisodes de la chasse aux malfaisants enfants est le fait des lutins bleus.
A quelques jours de Noël ils sont partis dans le Gers, non pour chercher le foie gras réputé en ce lieu, mais pour confondre ces sales gosses qui se droguent, c’est sûr…
Alors pour être certains de trouver les tonnes de substances illicites planquées par les mômes de Marciac et des alentours, ils ont débarqué dans les collèges, avec chien renifleur, et ont ardemment fouillé les délinquants en puissance. Fouille au corps bien sûr sinon les lutins bleus ne s’amusent pas…
Résultat sur deux établissements du Gers, les lutins bleus ont mis la main sur 32 grammes de shit… comme quoi il FALLAIT au moins tout ce déploiement face à ces mômes de 13 à 14 ans, dealers en puissance…
Décidément en France la Saint Nicolas ne sera plus jamais pareille…
Saint Nicolas de l’Elysée a définitivement endossé les vêtements du Père Fouettard !
Le courage, c’est de dominer ses propres fautes, d’en souffrir mais de ne pas en être accablé et
de continuer son chemin. Le courage, c’est d’aimer la vie et de regarder la mort d’un regard tranquille ; c’est d’aller à l’idéal et de comprendre le réel ; c’est d’agir et de se donner aux
grandes causes sans savoir quelle récompense réserve à notre effort l’univers profond, ni s’il lui réserve une récompense.
Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire ; c’est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe et de ne pas faire écho, de notre âme, de notre bouche et de nos mains aux
applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques"
Jean Jaurès, Discours à la jeunesse, 1903