Pour une fois il serait à souhaiter qu'il ne le soit pas... en tout cas dans les jolies cités qui bordent nos grandes agglomérations, vous savez les futures métropoles si not'Président suit les idées d'un certain J. Attali ?
Je vais faire très court, je suis alertée depuis plusieurs mois par un ami, habitant haut en couleur de Villiers le Bel, sur la situation dramatique de la ville. Il n'a de cesse de crier à plein poumon que l'ambiance dans sa ville se détériore, que la fracture entre la police et la population, surtout des jeunes, est au bord de l'implosion... Dans ce genre de situation on a deux solutions, faire l'autruche et espérer que ça passe, ou alerter l'opinion publique avant que ça casse !
Je vous renvoie donc vers son blog, car il est le véritable « expert » de sa ville, mais aussi vers deux articles très fouillés, notamment celui du Monde.
Les élus du secteur, tous socialistes, du maire jusqu'au député en passant par la sénatrice ou le conseiller régional, se taisent, on ne les entend pas... Il serait peut-être temps !
En attendant que nos élus se bougent, faites passer...
Le courage, ce n’est pas de laisser aux mains de la force la solution des conflits que la raison peut résoudre(...). Le courage, c’est de
supporter sans fléchir les épreuves de tout ordre, physiques et morales, que prodigue la vie. Le courage, c’est de ne pas livrer sa volonté au hasard des impressions et des forces(...). Le
courage, c’est de comprendre sa propre vie, de la préciser, de l’approfondir, de l’établir et de la coordonner cependant avec la vie générale(...). Le courage, c’est de dominer ses propres
fautes, d’en souffrir mais de ne pas en être accablé et de continuer son chemin. Le courage, c’est d’aimer la vie et de regarder la mort d’un regard tranquille ; c’est d’aller à l’idéal et de
comprendre le réel ; c’est d’agir et de se donner aux grandes causes sans savoir quelle récompense réserve à notre effort l’univers profond, ni s’il lui réserve une récompense.
Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire ; c’est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe et de ne pas faire écho, de notre âme, de notre
bouche et de nos mains aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques"
Jean Jaurès, Discours à la jeunesse, 1903