Vendredi 19 juin 2009 5 19 /06 /2009 12:04


Je crois bien que je n'aime plus mon parti... mais je n'arrive pas à tourner la page et à le quitter, comme un vieux compagnon dont j'espèrerais le retour de cette flamme qui le rendait si attrayant, il y a... bon en fait je ne l'ai guère connu attrayant, trop jeune pour être Mitterrandiste, encore plus pour être Mendésiste !


Hier dans un billet assez court je faisais part de mon désappointement dû au silence complice des élus socialistes du 95 face à la situation explosive de Villiers le Bel...


Ce matin je lis un article où le rapporteur socialiste de l'Assemblée Nationale auprès de l'Elysée, descend en flèche le rapport publié hier par René Dosière, député ex-socialiste (oui le PS ne voulait pas l'investir en 2008, ben oui, il bosse, lui, et l'a viré quand il a maintenu sa candidature à la députation, qu'il remporta d'ailleurs brillamment... ben oui les électeurs ne sont pas complètement débiles, quand ils en tiennent un bon, il le garde !).


J'apprends donc ce matin, que Jean Launay, député du Lot, contredit René avec des arguments plutôt légers (à mon sens) au vue du rapport fourni de notre ami... Aussitôt félicité par Frédo l'embrouille Lefebvre, on attend avec impatience les réactions de la direction du PS qui avait en novembre dernier, vivement critiqué son propre rapporteur... Le qualifiant même de travailler pour l'Elysée... C'est pas clair ? C'est normal, c'est socialiste !


Parallèlement à ça, apparaît sur la toile un site demandant l'arrêt de l'immigration des socialistes à l'UMP... pétition remportant un vif succès puisque déjà près de 12.000 signataires l'ont rejointe. Si même la droite ne veut plus de nos élus...


Et la cerise sur le gâteau c'est le Congrès réuni en grande pompe à Versailles lundi pour écouter Nicolas Sarkozy exposer ses projets pour l'Europe et en matière sociale (après le pavé dans la mare d'Hortefeux sur l'âge de la retraite à 67 ans... on a bien une vague idée de ce qui nous attend !)


Pourquoi la cerise sur le gâteau ? Parce qu'en ces temps de compromissions généralisés, les députés et sénateurs socialistes se posent la question du « j'y vais, j'y vais pas »... alors que quand il s'agit de défendre leurs convictions sur les bans de l'Assemblée (cf le vote sur les tests ADN... entre autres) c'est massivement... « j'y vais pas » !


Ben ils y vont ces cons, serais-je tenté de rajouter !...


Ont-ils obligation d'y aller ? Non ! Pourront-ils interpeler le président ? Non ! Y aura-t-il un débat suivi d'un vote pour entériner ou non la déclaration du Président ? Non, ils auront droit à dix minutes d'intervention par groupe ! Les socialistes (hormis Jack l'éventreur de cohésion de groupe) ont-ils approuvés cette modification de la constitution ? Non ! Toutes les modifications constitutionnelles votées en février 2008 sont-elles mises en place ? Non !


Alors bien sûr on entend de-ci de-là, les âmes bien pensantes dire que c'est la démocratie... la décision de permettre à not'Président de discourir devant le Congrès a été voté à la majorité plus une voix, donc il faut suivre... bêêêêêê !


Ben non faut pas suivre, parce que suivre bêêêêtement le mouvement, soit disant en étant pas d'accord, c'est le début de la fin de la démocratie...


Mais nos élus socialistes ne se démontent pas... « on ira l'écouter mais on n'ira pas au débat qui suit » ! autrement dit « on pliera le genou devant le Seigneur, mais on sourira pas sur la photo ! »


Lamentables, pathétiques, minables ?... non socialistes !...

Par Isabelle - Publié dans : Indignation, mauvaise humeur
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Le courage

Le courage, ce n’est pas de laisser aux mains de la force la solution des conflits que la raison peut résoudre(...). Le courage, c’est de supporter sans fléchir les épreuves de tout ordre, physiques et morales, que prodigue la vie. Le courage, c’est de ne pas livrer sa volonté au hasard des impressions et des forces(...). Le courage, c’est de comprendre sa propre vie, de la préciser, de l’approfondir, de l’établir et de la coordonner cependant avec la vie générale(...). Le courage, c’est de dominer ses propres fautes, d’en souffrir mais de ne pas en être accablé et de continuer son chemin. Le courage, c’est d’aimer la vie et de regarder la mort d’un regard tranquille ; c’est d’aller à l’idéal et de comprendre le réel ; c’est d’agir et de se donner aux grandes causes sans savoir quelle récompense réserve à notre effort l’univers profond, ni s’il lui réserve une récompense. Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire ; c’est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe et de ne pas faire écho, de notre âme, de notre bouche et de nos mains aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques" 

Jean Jaurès, Discours à la jeunesse, 1903

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