Hier a donc eu lieu le nouveau départ, la deuxième tranche du quinquennat de Nicolas... sa nouvelle vague !
Quand le rideau se lève, le propre de l'homme nouveau que not'Président souhaite incarner s'est révélé... Fort d'un discours de trois quart d'heure, il a, paraît-il, définit les Grands Moments qui nous attendent.
Nos Camarades du parti socialiste après avoir longtemps hésité : Partir, Revenir, ont opté pour la Guerre du silence en écoutant mais en refusant de prendre part au débat chronométré qui devait faire suite à la prise de parole de Nicolas, le Maître du temps !
Bien sûr les parlementaires UMP ne tardèrent pas à opposer le Bon et les méchants, qui se faisaient forts de faire un remake de Bonaparte et la Révolution, symboliquement réunis dans la salle du jeu de paume, ils lançaient un appel à des Etats Généraux pour une République Moderne, la Belle Histoire ! Oubliant le serment de nos aïeux révolutionnaires de ne pas se quitter avant qu'une nouvelle Constitution voit le jour...
Inaugurant la Vie de château version 21ème siècle, une haie d'honneur avec les gardes républicains sabres au clair, Nicolas a joué au Chat et la Souris avec les parlementaires de l'opposition...
Tout ça pour ça, ont répété en chœur des députés de gauche comme de droite, la journée bien remplie d'hier a eu des airs d'un mauvais film, de beaux décors, de beaux costumes, un homme et une femme (Carla venue assisté au sacre de son petit mari)... mais au final un goût amer dans la bouche, une étape oui, sans aucun doute... un pas de plus dans l'hyperprésidence, dans l'itinéraire d'un enfant gâté de la République, un sacre un peu raté mais un sacre.
Alors heureux ? Pourrait-on demander ce matin à Nicolas, oui sans doute l'est-il, l'opposition s'est aplatie, invisible... si c'était à refaire, ils feraient aussi bien de ne pas y être... personne ne s'en serait rendu compte.
And now ladies and gentlemen ? je ne sais pas, l'aventure c'est l'aventure... nous allons nous enfoncer un peu plus dans le sarkozysme, une nouvelle vague nous emportera plus loin dans ce Far West où il ne fait pas bon être de la France d'en bas...
En attendant la Bonne Année, et qu'elle ne mette pas des jours et des lunes pour nous sortir de ses griffes !
Le courage, c’est de dominer ses propres fautes, d’en souffrir mais de ne pas en être accablé et
de continuer son chemin. Le courage, c’est d’aimer la vie et de regarder la mort d’un regard tranquille ; c’est d’aller à l’idéal et de comprendre le réel ; c’est d’agir et de se donner aux
grandes causes sans savoir quelle récompense réserve à notre effort l’univers profond, ni s’il lui réserve une récompense.
Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire ; c’est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe et de ne pas faire écho, de notre âme, de notre bouche et de nos mains aux
applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques"
Jean Jaurès, Discours à la jeunesse, 1903