Mardi 7 juillet 2009 2 07 /07 /2009 15:55


Tels sont les mots qu'auraient dû dire le père d'un adolescent de 17 ans, Tristan, quand ce dernier a eu la saugrenue idée de défier le pouvoir de Xavier Darcos en février dernier...

En effet le pauvre enfant n'aurait pas à faire ce choix cornélien qu'on lui impose aujourd'hui : « tu signes que tu feras jamais plus de barricade dans ton lycée ou tu n'iras pas en terminale »...

Et oui le droit syndical et revendicatif hors le monde du travail n'existe pas aux yeux du proviseur du lycée Ravel à Paris...

Quand je pense que cette année j'ai fait réviser mes deux ados sur leurs leçons d'éducation civique... alors qu'il aurait suffit de leur faire comprendre que « Liberté Egalité Fraternité » n'est pas caduque... juste un slogan comme d'autre « Oasis Oasis oh » ou plus récemment « avec Nico tout est possible » !

Car Tristan trouvera une solution pour pouvoir poursuivre sa scolarité et passer son bac l'année prochaine (un autre lycée, ou le proviseur qui baisse la garde... on peut rêver tout est possible en Sarkoland)... et comme c'est un excellent élève il pourra au pire le passer en candidat libre (moi je dirai une tronche même, parce que plafonner à 14 de moyenne quand on a passé quasiment un trimestre à bloquer son lycée... alors que Maître Xavier Darcos nous assurait que ces blocages mettaient en danger le bon déroulement des études des lycéens ! chapeau Tristan...)

Les blocages c'est pas bien... si si c'est pas bien... c'est même illégal dit le proviseur de Tristan et il n'a pas tort, c'est illégal... mais en Février s'il avait fait intervenir la police... on imagine le tapage... Alors Mr Guillet a préféré attendre, la vengeance est un plat qui se mange froid... et hop ! Alors que Tristan passe son bac de français on lui refuse sa réinscription... ou plutôt mieux (ou pire, vous choisirez), on exige qu'il abandonne toute idée de révolte, toute idée de revendication s'il veut revenir dans l'établissement...

On imagine combien certains patrons doivent aujourd'hui envier ce proviseur capable en toute impunité de faire chanter son élève... Aaah que le patron des Conti, des Mollex ou des Caterpillar, auraient aimé sans doute pouvoir dire à ses syndicalistes forcenés « tu t'engages à fermer ta grande G... ou je te vires »...

Seulement voilà, c'est interdit dans le monde du travail... pour le moment en tout cas ! en espérant que le cas de Tristan ne fasse pas jurisprudence... sale jeune va... de quel droit font ils montre de leur sespoirs !

Par Isabelle - Publié dans : Indignation, mauvaise humeur
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Le courage

Le courage, ce n’est pas de laisser aux mains de la force la solution des conflits que la raison peut résoudre(...). Le courage, c’est de supporter sans fléchir les épreuves de tout ordre, physiques et morales, que prodigue la vie. Le courage, c’est de ne pas livrer sa volonté au hasard des impressions et des forces(...). Le courage, c’est de comprendre sa propre vie, de la préciser, de l’approfondir, de l’établir et de la coordonner cependant avec la vie générale(...). Le courage, c’est de dominer ses propres fautes, d’en souffrir mais de ne pas en être accablé et de continuer son chemin. Le courage, c’est d’aimer la vie et de regarder la mort d’un regard tranquille ; c’est d’aller à l’idéal et de comprendre le réel ; c’est d’agir et de se donner aux grandes causes sans savoir quelle récompense réserve à notre effort l’univers profond, ni s’il lui réserve une récompense. Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire ; c’est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe et de ne pas faire écho, de notre âme, de notre bouche et de nos mains aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques" 

Jean Jaurès, Discours à la jeunesse, 1903

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