Mercredi 15 juillet 2009 3 15 /07 /2009 10:47


J'ai lu ce matin la lettre que toi Martine, première secrétaire de mon parti, écrit à Manuel Valls... Je me suis permise d'y relever un certain nombre de contrevérités, mais comment pourrait-il en être autrement de la part de celle qui a été si mal élue...

Tu dis : « Nos parlementaires mènent depuis plusieurs mois un travail coordonné et tout à fait remarquable. »... Ah ça pour être coordonnée, elle est coordonnée, comme un seul homme, nos parlementaires sont allés écoutés Nicolas Sarkozy au Congrès, lors même  que leur absentéisme en séance ordinaire ne peut que sauter aux yeux de n'importe lequel de nos concitoyens... et pour quel résultat ? Les français que je rencontre dans mon quartier populaire de Paris ne comprennent pas... y aller, entériner ce nouvel acte du sarkozysme pour ensuite faire une motion de censure controversée par nos « alliés » naturels de gauche ????

A-t-on vu Manuel se dissocier dans les actes de ses collègues du Parlement... jamais, il exprime son opinion, mais quand la décision est prise collectivement il s'y plie... en vrai démocrate...

Ce que moi, simple militante, je n'ai pas fait, appelant pour les européennes à voter pour le seul projet de gauche concret qui nous était proposé... Mais je suis une petite, une militante dite « de base »... une carte que Solferino  est fière de  compter dans ses effectifs... Suis-je la seule ? Oh que non, j'ai même été surprise du nombre de mes camarades qui n'ont pas hésité à porter leur voix sur Europe Ecologie, cette liste citoyenne si enthousiasmante... Demandes-tu leur démission, leur poses-tu un ultimatum Martine ??? Tu risques à ce compte là de te retrouver bien seule !

Demandes-tu à Arnaud, secrétaire national à la rénovation, qui t'as dernièrement menacé, comme Manuel, d'un appel au militants pour faire respecter son travail et celui qui veulent une réelle rénovation ?

Demandes-tu à François Hollande, ton prédécesseur, de démissionner lors qu'il exprime les mêmes désirs que Manuel en matière de candidature à la candidature ?

Tu dis : « Par ailleurs, après de nombreux contacts avec nos partenaires de la gauche, j'ai écrit à chacun d'entre eux pour engager une nouvelle démarche de rassemblement, fondée sur les idées comme sur la stratégie politique.
Force est de constater que ce travail collectif pour moderniser nos idées est contrarié chaque jour par la cacophonie d'expressions isolées -d'ailleurs le plus souvent contradictoires-, et par des initiatives solitaires prenant le contrepied des positions de notre Parti. »

Est-ce Manuel qui a dans la presse poussé Mélenchon ou Cohn Bendit a te donner une fin de non recevoir ???

Tu dis : « Il n'y a pas un jour, mon cher Manuel, où tu n'expliques aux médias que notre parti est en crise profonde, qu'il va disparaître et qu'il ne mérite pas de se redresser. Paradoxalement, tu t'appuies sur nos règles collectives pour appeler à « l'insurrection militante ».

C'est cela qui te fais peur, l'insurrection militante, mais Martine, ma très chère Martine, le parti n'appartient pas à la direction bunkérisée de Solferino où tu ne mets les pieds que deux jours par semaine... (et oui cumulé les mandats de maire d'une ville comme Lille, capitale du Nord, présidente du comité d'agglomération et patronne du soit-disant deuxième parti de France n'est pas facile, ce genre de cumul, on a vu ce que ça a donné avec ton prédécesseur...)

Je te l'apprends peut-être Martine, mais la cellule de base du Parti ce n'est pas la direction, le secrétariat National ni même le Conseil National, mais la section... et les militants qui la composent. Et oui, puisque rien ne bouge dans les statuts depuis ton élection, il est naturel d'y faire appel pour les changer... éventuellement...

Depuis des mois je ne cesse en mon nom et d'autres, de tirer la sonnette d'alarme, il ne se passe rien dans ma fédération, les « élus », les « mandataires » fédéraux se réunissent mais nous n'avons aucune information sur ce qu'il se passe dans la fédération, ils se réunissent entre eux... les militants ne reçoivent aucun compte rendu, aucun appel à participer à quoi que ce soit... à croire que la fédération du 92 est déjà morte... Je te sais suffisamment proche du premier fédéral de mon département d'attache pour lui demander si ses ordinateurs fonctionnent bien ou s'il a décidé in situ de poser une chape de plomb sur sa fédération !

Tu envoies ce matin une lettre, que l'on retrouve comme par hasard dans la presse, merci qui ??? Manuel ??? Toi-même ???

Dans cette lettre tu poses un ultimatum à Manuel Valls parce qu'il a le malheur de dire tout haut ce que beaucoup des militants pensent tout bas... de quel droit ???

Tu ne veux plus de lui dans le parti, tu veux couper les têtes qui dépassent, soit... il existe une commission des conflits, utilises la... et utilises la pour toutes les têtes qui dépassent... je t'offre la mienne sur un plateau... n'hésite surtout pas !





Par Isabelle - Publié dans : Bravitudes en tout genre
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Le courage

Le courage, ce n’est pas de laisser aux mains de la force la solution des conflits que la raison peut résoudre(...). Le courage, c’est de supporter sans fléchir les épreuves de tout ordre, physiques et morales, que prodigue la vie. Le courage, c’est de ne pas livrer sa volonté au hasard des impressions et des forces(...). Le courage, c’est de comprendre sa propre vie, de la préciser, de l’approfondir, de l’établir et de la coordonner cependant avec la vie générale(...). Le courage, c’est de dominer ses propres fautes, d’en souffrir mais de ne pas en être accablé et de continuer son chemin. Le courage, c’est d’aimer la vie et de regarder la mort d’un regard tranquille ; c’est d’aller à l’idéal et de comprendre le réel ; c’est d’agir et de se donner aux grandes causes sans savoir quelle récompense réserve à notre effort l’univers profond, ni s’il lui réserve une récompense. Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire ; c’est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe et de ne pas faire écho, de notre âme, de notre bouche et de nos mains aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques" 

Jean Jaurès, Discours à la jeunesse, 1903

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